Que valent certains organismes de certification ?

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VIANDE HALAL PETITES TRICHES ENTRE FRÈRES

Marianne N° 405 Semaine du 22 janvier 2005 au 28 janvier 2005

C'est un formidable business que celui de la viande déclarée "licite", c'est-à-dire conforme au rite islamique. Hélas, il suscite des appétits "illicites", et devrait éveiller la méfiance de consommateurs trop crédules. Enquête.

Auteur : Serfati Juliette

Dieu est grand et grand est le business de la viande halal (« licite» ). Avec 650 000 t de marchandise, le marché « pèse» quelque 3 milliards d'euros par an, selon la société Algodoal, qui organise chaque année le Salon européen de l'alimentation halal. Un joli pactole, donc, que se disputent producteurs, distributeurs et contrôleurs. Or, à l'issue de notre enquête, nous pouvons affirmer qu'environ 80 % des produits commercialisés sous le label « halal» ne sont pas vraiment conformes aux rites prescrits. Traduction : les consommateurs musulmans sont victimes d'une vaste entreprise de tromperie sur la marchandise. Pis, pour être toujours plus compétitifs, ceux qui s'en mettent plein les poches font aussi peser des risques sanitaires sur les consommateurs en vendant des produits de piètre qualité. Voici pourquoi.

« Est halal ce qui n'est pas défini comme haram [« illicite » ] dans le Coran, où l'on peut lire: "La chair de la bête morte, le sang, la chair du porc et ce qui a été consacré à un autre qu'Allah"» , explique le mufti de Marseille, Soheib Bencheikh. L'animal doit être sacrifié par un musulman pratiquant qui invoque le nom de Dieu avant de trancher le cou de la bête à la main, d'un seul geste et au couteau. En France, l'abattage des animaux pour la consommation de la viande est réglementé par des lois très strictes et les bêtes sont tuées par choc électrique. Les abattoirs des communautés juives et musulmanes bénéficient de dispenses spéciales pour abattre à la main; un décret de 1980 stipule que les animaux ne peuvent être sacrifiés rituellement que par des personnes « qualifiées par des organisations religieuses reconnues » . Voilà un premier monopole confortable pour les trois seules mosquées agréées, celles de Paris, d'Evry et de Lyon. A titre d'exemple, la première délivre chaque année environ 500 cartes de sacrificateurs « sur présentation d'une attestation faisant gage de "bonne moralité" provenant d'un abattoir, d'une mosquée ou d'une association, accompagnée de deux photos et d'un chèque de 160€ » . « C'est un vrai business, les mosquées brassent plus d'argent que la Banque de France» , plaisante Hassan Bouod, producteur spécialisé dans la charcuterie halal.

Mais les contraintes ne s'arrêtent pas au sacrifice : il faut aussi vérifier que tout le processus de fabrication des produits élaborés est bien « conforme» , que les abattoirs qui ne fonctionnent pas à plein temps selon le rite musulman isolent correctement cette activité, que les boucheries respectent bien les préceptes de l'islam, etc. Et là, tout le monde veut sa part du gâteau. Un gâteau qui prend la forme d'une taxe que perçoivent les « contrôleurs» en échange du timbre destiné à assurer au consommateur que le produit est bien « licite» .

Une manne céleste

Cette taxe qui prend parfois des allures d'« impôt révolutionnaire » (certains bouchers affirment avoir subi des pressions pour faire certifier leur viande par telle où telle association) représente en moyenne 10 % du prix de la marchandise (en pratique, entre 5 % et 15 %). Bien moins, c'est l'argument souvent avancé, que dans la filière cacher... Sauf que les sommes en jeu sont colossales. Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (PGCCRF), chacun des 4,5 millions de Français et immigrés se référant à l'islam se régale chaque année de 147 kg de viande, soit 30 % de plus que la moyenne nationale. Un rapide calcul permet d'évaluer à 150 millions d'euros au bas mot la manne de la taxe religieuse islamique.

Forcément, un tel magot attire la convoitise de ribambelles d'associations, organismes et sociétés commerciales qui se créent tous les jours pour proposer leurs services de contrôle rituel. Certaines dépendent d'institutions religieuses, d'autres d'industriels de la boucherie, d'autres encore... de personne. La concurrence est rude et, comme dans tous les business, sacrés ou pas, il faut savoir comparer, négocier et finalement choisir celui à qui on accepte de verser la taxe en fonction de critères qui n'ont plus rien d'économique. « J'ai calculé, par exemple, que, si je passais par l'association de la mosquée de Lyon, qui prend 0,06 € /kg, cela me coûterait près de 200 000 € par an !» s'exclame un responsable de Corico, qui fait un tiers de son chiffre d'affaires (10 millions d'euros) avec sa marque Medina hallal. Mais il ne dit pas combien il verse exactement à la mosquée d'Evry, dont il dépend. Tout juste concède-t-il un exemple : « Le surcoût halal est d'environ 0,15 € pour un saucisson qui vaut 1 € . » Autrement dit, 15 %, soit environ 5 % de plus que ce qu'il aurait versé à la mosquée de Lyon.

« La concurrence commerciale engendre une surenchère dans la définition du halal» , souligne Soheib Bencheikh. Certes, la loi française interdit de tromper le consommateur et de lui vendre un produit qui n'est pas conforme à l'étiquette. Mais tant que ladite loi ne définit pas un label « halal» , le problème reste interne à la communauté. Et rien n'est plus facile que de s'engouffrer dans le vide juridique, puisque n'importe qui peut s'autoproclamer contrôleur de halal, se fabriquer un joli petit logo et coller ses étiquettes.

En tout cas, s'il y a au moins un point sur lequel tous s'accordent, c'est qu'il y a quelque chose de haram au royaume du halal. « Les certificats bidons se négocient à tour de bras moyennant une centaine d'euros» , souligne Jawad Abbas, contrôleur pour le compte d'une association basée à Londres. « Nombreux sont les prétendus contrôleurs qui ne se déplacent même pas» , ajoute Kamel Kabtane, le recteur de la mosquée de Lyon. « Et nombreux sont les abattoirs prétendument contrôlés qui refusent d'ouvrir leurs portes » , ajoute un responsable de la très stricte association de contrôle A votre service (AVS). « Le secteur est miné, renchérit Lhaj Thami Breze, président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Les enjeux économiques sont tellement considérables que trop de gens ferment les yeux. »

Racket, mafia...

Producteurs et distributeurs n'hésitent pas à parler de « racket» et d'une véritable « mafia » qui parasite la filière. Est-ce pour cela qu'ils sont aussi nombreux à vendre de la fausse viande halal ? « Le groupe Doux, qui produit la plupart des poulets consommés en France, et en particulier par les musulmans, ne reçoit pas de certification pour ses viandes» , accuse Kamel Kabtane. Qui ajoute : « Les consommateurs ont aussi leur part de responsabilité, ils devraient se méfier davantage. »

Les bouchers admettent qu'ils ne savent pas ce qu'ils vendent, les autorités religieuses avouent ne plus contrôler grand-chose, et la majorité des fidèles qui croient manger du vrai halal rituel se fait avoir. Une seule statistique officielle à ce jour: sur les 11 producteurs de produits halal contrôlés par la Répression des fraudes en 2000, 6 ont été poursuivis pour tromperie ou falsification et deux autres ont reçu un avertissement.

« Il y a forcément des charges supplémentaires pour qu'un produit soit halal, et une perte de productivité puisqu'il faut sacrifier les bêtes à la main » , souligne Ahmed Bakcan, secrétaire du Conseil français du culte musulman (CFCM) pour l'Ile-de-France. Question: comment les bouchers parviennent-ils néanmoins à vendre leur viande si bon marché ? Car, c'est un fait, la viande halal reste en moyenne moins chère que la viande ordinaire.

En réalité, le problème se pose surtout pour la volaille. En effet, un sacrificateur ne peut tuer « que » 1000 bêtes à l'heure, contre 9 000 à la machine. Chérif Kriouche, patron de la Société française de contrôle de la viande hallal (SFCVH) a trouvé la solution: accepter l'électronarcose (étourdissement de l'animal par électrocution), considérée comme illicite par beaucoup de pratiquants musulmans et donc par nombre d'organismes de contrôle rituel.( note perso : c'est surtout haram selon la chari'a)
Apparemment pas par l'influent recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, dont Chérif Kriouche a obtenu la signature convoitée au bas d'un cahier des charges portant sur le contrôle de la traçabilité de la viande halal.

Pour Chérif Kriouche, c'est la faute des bouchers qui osent mélanger viande licite et non licite. Mais comment savoir ce qui est vraiment halal ? C'est la question que posent les détaillants. A Rungis, 40 % de la volaille porte des tampons émanant de différents organismes de contrôle, même si dans la moitié des cas il est impossible d'identifier l'organisme en question. « Rien de tout ça n'est halal, affirme M. Rahmouni, qui commercialise pourtant cette marchandise. Ça fait vingt-cinq ans que je cherche, et je peux vous assurer qu'il n'y a pas moyen de trouver du vrai halal. Les abattoirs et les fabricants considèrent que, puisque les musulmans achètent quand même, ils n'ont aucune raison de faire des efforts.»

Passions, appétits et dérives

La motivation essentielle des fraudeurs, c'est la course effrénée au plus bas prix pour séduire une clientèle considérée -en partie à juste titre - comme ayant un faible pouvoir d'achat. Comme dans le reste de la filière agroalimentaire, les professionnels ont recours aux viandes transformées pour écraser les prix. Souvent sans aucun scrupule. Comme pour le responsable de la société Zaphir, Jean Daniel Hertzog, mis en cause par la DGCCRF pour « tromperie sur la marchandise » : « Les différences se situent au niveau de la mise en oeuvre d'amidon, de certains colorants et de certaines matières premières (viande arrachée mécaniquement sur carcasse d'animaux, peau de volaille), permettant d'adapter le prix de ces marchandises aux possibilités financières de la population concernée. » Et tant pis pour la « population concernée» si ces pratiques la mènent à consommer des produits non conformes à ce que leur promet l'étiquette.

Tant pis pour elle, surtout, si ces méthodes lui font courir des risques sanitaires : viande avariée à Argenteuil, listériose et, récemment en Rhône-Alpes, botulisme... De regrettables accidents sanitaires laissent imaginer le pire. Dans les services vétérinaires de l'Etat, le problème halal n'est pas traité distinctement du reste et rien ne prouve que la situation sanitaire soit pire que dans les autres filières. Pourtant, à la Direction générale de l'alimentation, on souligne à quel point, « dans ce marché, la pression économique pour tirer les prix vers le bas provoque des manquements à l'hygiène » .

Tout le monde commente en douce les petits dérapages et les grosses magouilles de la filière. Mais il ne fait pas bon en parler sur la place publique.

En 2002, durant le ramadan, une radio communautaire de Marseille, Radio Gazelle, a lancé un grand débat sur la viande halal. Les langues se sont déliées, et les émissions ont vite tourné au déballage. A la valse des témoignages et des confessions en tout genre a succédé celle des pressions, procès en série et même menaces de mort. L'avocate de Radio Gazelle, Malika Yebdri, a été agressée dans une boucherie dont le propriétaire avait été mis en cause à l'antenne.

Pour calmer les passions et les appétits financiers, l'Etat, sous la houlette de son ministre de l'Intérieur, a décidé de s'en mêler. Au sein du CFCM, une commission spéciale a été constituée en octobre 2003 afin d'organiser cette filière halal, considérée comme la première source de revenus de l'islam français.

Les musulmans d'en bas rigolent doucement, et ils ont bien raison. Car, avant de mettre tout le monde d'accord, le CFCM devra d'abord gérer ses dissensions internes, et en particulier les guerres fratricides entre Algériens et Marocains, qui s'accusent mutuellement de vouloir contrôler le mythique « islam de France » . Pendant ce temps-là, les consommateurs; n'ont qu'à manger du poisson qui, lui, n'a pas besoin de passer au crible de la certification halal.
 
 
http://www.libertyvox.com/phpBB/viewtopic.php?f=5&t=386&start=15
 
 
 
 
 

Halal. Moins d’une semaine après la censure de M6 d’un reportage démontrant images à l’appui que les poulets chez KFC, fourni principalement par le groupe Doux, lequel fournit par ailleurs le Moyen-Orient, dont notamment l’Arabie saoudite, où des millions de futurs pèlerins vont bientôt accomplir leur hajj, et entre deux adorations manger du poulet, Jean-Charles Doria, le journaliste à l’origine de ce reportage, a répondu aux questions de Télé 2 semaines.

Une censure en bonne et due forme

Troublé, « déçu, frustré », Jean-Charles Doria estime que son « enquête méritait de passer à l’antenne », puisqu’elle « remplissait le cahier des charges ». On apprend par ailleurs dans cette interview que le reportage a été validé par la chaîne en septembre, malgré des réticences liées au fait qu’il concernait des grands groupes. Jean-Charles Doria balaie par ailleurs les problèmes juridiques évoqués par M6. Et rappelle avec justesse qu’ « étrangement, les boulangeries et kebabs de quartier également filmés n’ont pas posé de soucis ». Effectivement, chez M6, les écarts des snacks insalubres, tenus par des petites gens, qui plus est étrangers ou d’origine étrangère, sont bien plus problématiques que les manquements de grands groupes. La liberté d’informer, c’est aussi cela.
Il est à noter que Jean-Charles n’en est pas à son premier reportage. Journaliste aguerri, il collabore depuis des années avec M6. Malgré tout, la raison économique, si l’on en croit le syndicat SNJ-CGT, a eu raison de la sacro-sainte liberté de la presse dont on nous rebat les oreilles du matin au soir.

Un cauchemar pour KFC et Doux

Télé 2 semaines nous apprend que M6 n’a pas souhaité communiquer. Ce qui ne peut être autrement. M6 est piégé. KFC est piégé. Doux est piégé. Tous jouent la montre et attendent que l’orage passe. Si la chaîne, qui détient les droits du reportage et qui seule peut décider ou non de le diffuser, ne se fait pas trop de soucis quant aux conséquences de cette affaire, il en est tout autrement de KFC et de Doux, qui risquent de subir des pertes abyssales. Imaginez trente secondes que le reportage soit diffusé et que les autorités saoudiennes, pour ne citer qu’elles – Doux est aussi au Qatar, en Jordanie, à Oman -, prennent véritablement conscience de ce qui se passe. Imaginez trente secondes que les musulmans se réveillent véritablement et se rendent compte que des poulets non halal leur sont vendus depuis des années sous couvert de halal (notamment les poulets Dar El Mazak). Imaginez qu’ils se rendent compte que ces mêmes poulets sont massivement exportés en Arabie saoudite, pays des lieux saints. Imaginez trente secondes qu’après avoir accompli les manassik (rites) du hajj, après avoir tourné autour de la Kaaba, après avoir invoqué Allah d’exaucer vos prières, vous vous nourrissez à votre insu d’un poulet non halal. Imaginez et dites-vous bien que KFC et Doux ne sont que l’arbre qui cache la forêt. La situation est dramatique, mais pas désespéré, à condition que chacun se sente responsable et refuse désormais véritablement de manger du non halal.

Notes

1- Lors du Grenelle de l’animal, Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon, affirma que « Les Saoudiens ne savaient pas qu’il s’agissait d’un abattage mécanique ».
2- Frédéric Freund, directeur de l’OABA, écrivait hier sur Al-Kanz, que « le groupe Doux refuse l’accès de ses abattoirs aux délégués de l’OABA« .
3- Le groupe Casino, qui a sondé le marché du halal avant de lancer sa propre gamme Wassila, a supprimé en février dernier tous les poulets Doux, certifiés par l’association AFCAI. Casino ne fait pas dans l’humanitaire. Demandez-vous pourquoi le groupe renonce à commercialiser les produits d’un groupe aussi prestigieux que Doux, qui plus est en temps de crise sur un segment particulièrement rentable (celui du halal) ?
4- En 2008, la chaîne de restauration Pomme de Pain retire la mention halal de ses sandwichs toujours pour la même raison : Pomme de pain retire la mention halal de ses sandwichs Saveur du Sud.
Dernier point et non des moindres : les articles publiés sur Al-Kanz dérangent. Mais vu qu’on ne peut pas compter ni sur les représentants officiels des musulmans de France ni sur les professionnels du halal, industriels et organismes de certification confondus, qui connaissent cette réalité depuis des années, mais se taisent, il faut bien que quelqu’un se charge de cette tâche aussi ingrate que dangereuse. Merci de nous consacrer quelques invocations qui nous protègeront bi idhni-Llâh contre ceux qui auraient voulu que cette réalité ne soit jamais dévoilée.

M6 détient la preuve que KFC n’est pas halal. Contactez-les.

M6 est aujourd’hui propriétaire des droits du reportage. Si M6 décide de diffuser le reportage, alors il sera diffusé. Si M6 continue à refuser de le diffuser, alors il tombera dans l’oubli. Si vous voulez vraiment voir ce reportage, exigez de M6 qu’il soit diffusé en écrivant un mail depuis le site Internet : 17°) Comment contacter le service Relations Téléspectateurs de M6 ?. Ou encore en téléphonant au : 0826 966 660 (0,15 euro la minute) du lundi au vendredi de 9h00à 20h00 et le samedi de 9h00 à 14h00.

La presse attend vos communiqués de presse. Envoyez-les.

Vous pouvez par ailleurs contacter la presse en envoyant des communiqués de presse pour dire votre colère. KFC a chargé une agence prestigieuse de la place parisienne de répondre aux journalistes, lesquels n’auront qu’une seule version si les musulmans ne donnent pas la leur. Vous êtes responsables d’une association musulmane, responsables de mosquée, faites votre devoir, envoyez un communiqué de presse aux journalistes. S’ils mesurent l’ampleur de l’affaire, ils en parleront. Sinon, aux oubliettes.
 
 
http://www.al-kanz.org/2009/10/30/kfc-doux-m6/
 
 
30/10/2009 - 15:30

EXCLU : le réalisateur du sujet censuré par M6 s'explique

Pour Jean-Charles Doria, son enquête sur les fast-foods, déprogrammée de Zone Interdite à la dernière minute dimanche dernier, méritait de passer à l’antenne.


Quel est votre sentiment sur cette affaire ?
C’est troublant. Je suis déçu, frustré. Mon enquête méritait de passer à l’antenne, j’en suis convaincu. Elle remplissait le cahier des charges tout en informant les téléspectateurs sur certaines pratiques (notamment le non respect de certaines règles d'hygiène dans le Mac Donald's où le réalisateur avait tourné en caméra cachée, ndlr).

Comment expliquez-vous cette non-diffusion de dernière minute ?
Je n’ai pas assisté aux réunions de la direction de M6. Mais le sujet était prêt en septembre. Il avait même été validé par les rédacteurs en chef de l’émission en juin. Il y a eu ensuite des polémiques internes. Mon enquête impliquant des grands groupes (Mc Donald’s, KFC et Doux, ndlr), il y a eu beaucoup de modifications. On a livré la bande finale la semaine précédant la diffusion. Mais M6 n’a pas découvert le sujet trois jours avant sa diffusion. En revanche, nous, on a appris la mauvaise nouvelle au dernier moment.

M6 avance aussi des problèmes juridiques…
C’est faux. Le service juridique de Tony Comiti (producteur du sujet, ndlr) et celui de M6 n’ont jamais remis en cause mon travail. Et étrangement, les boulangeries et kebabs de quartier également filmés n’ont pas posé de soucis.

Verra-t-on un jour votre enquête ?
Peut-être. Je garde espoir qu'elle soit diffusée. Ça va dépendre de M6 qui en détient les droits.

Nous avons demandé une réaction de la direction de l’information de M6, qui n’a pas donné suite.  
Propos recueillis par M.Z.
 
http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/echos-tv/5227-exclu-le-realisateur-du-sujet-censure-par-m6-s-explique
 
 
 
Kfc N'est Pas Hallal, C'est Haram
http://www.dailymotion.com/video/x8mkrb_kfc-n-est-pas-hallal-c-est-haram_news

  
  
  
  
 
 
 

Les musulmans connaissent Elben et Raïb, deux produits vedettes de Candia, consommés depuis des années par les musulmans, notamment ceux originaires du Maghreb. Suite au mail de Jad, un Al-Kanznaute, nous avons contacté le service consommateur de Sodiaal, maison-mère de Candia, pour avoir quelques précisions sur les ingrédients utilisés lors de la fabrication de ces deux produits laitiers. Comme nous l’indiquait Jad, Candia utilise bien de la présure animale dans le Raïb. Nous avons eu confirmation hier après-midi par téléphone. En revanche, Elben n’en contient pas. Voici la réponse du service consommateur au courriel écrit par Jad :
 
Bonjour
 
Nous avons le plaisir de répondre à votre demande.
Notre produit Raïb n’est effectivement pas certifié halal. C’est un lait fermenté dont le procédé de fabrication est le suivant : le lait est d’abord pasteurisé. Après pasteurisation, le lait est ensemencé avec des ferments lactiques. Ce sont des ferments mésophiles, qui se développent à une température de 25 à 27 °C (ces ferments sont assez semblables à ceux du yaourt, ferments thermophiles qui se développent à une température de 40 à 43 °C). Après fermentation, on ajoute de la présure qui permet le caillage du lait, et il est conditionné à chaud dans son emballage.

La présure provient de la caillette du veau
pour produire la Chymosine qui va agir sur la caséine du lait et ainsi provoquer la coagulation. La présure Maret utilisée est donc d’origine animale.
Restant à votre disposition pour tout complément d’information.
 

Copie d’écran du site Candia – Cliquez pour agrandir
  


Comme le rappelle le service consommateur de Candia, la présure animale provient de l’estomac des jeunes veaux. On l’utilise dans l’industrie alimentaire dans la préparation de certains fromages, après l’avoir extraite de l’animal, lequel est le plus souvent abattu autrement que selon le rite islamique. D’où l’avis général qui considère que la présure d’origine animale n’est pas halal. Un autre avis autorise en revanche la consommation de produits contenant de la présure animale, comme le précise Mouhammad Patel sur son site la Page de l’islam dans un article consacré à la présure (voir La présure).
Si cette nouvelle vous fend le cœur, vous grand amateur de Raïb, il vous est toujours possible de continuer à en consommer grâce à Lact’Orient, le pendant musulman Candia :
 


Lait caillé : Raïb – Lactorient

 
 
 
Le halal profite essentiellement aux non-musulmans
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Un business juteux pour les non-musulmans
  
Car il est bien question ici de business et seulement de business qui profite avant tout aux non-musulmans. Qui est l’entreprise numéro 1 dans le monde en matière de (prétendu) halal ? Nestlé. Qui est le plus grand défenseur en France du marché du halal, plus particulièrement de la viande halal ? La toute-puissante industrie de la viande, dont les Bigard, Doux, Duc, LDC (Celvia), Panzani (Zakia), pour les plus connus, engrange d’importants bénéfices chaque année grâce à la filière halal. Ces mastodontes sont les premiers bénéficiaires de la vigueur de la consommation des musulmans.
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http://www.al-kanz.org/2010/02/21/halal-non-musulman/
 
 


Les Algériens vont-ils découvrir qu’ils consomment de la viande non halal ? C’est ce que croit le journal algérien Echorouk qui fait état d’une enquête menée par les autorités universitaires d’Alger. Ces dernières ont pu mettre à jour toute une série d’attestations falsifiées laissant peser de gros doutes sur la qualité halal de la viande servie dans treize restaurants universitaires d’Alger. Le « fournisseur » délivrerait notamment, toujours selon Echorouk, de « fausses attestations de viande de premier choix ». Notons qu’il n’y a toutes les raisons de penser que les restaurants universitaires ne soient pas les seuls touchés.
Ce scandale à venir – s’il n’est pas étouffé – n’a pas de quoi surprendre. Ce n’est pas la première fois que la viande importée du Brésil est montrée du doigt. La pratique est classique : des industriels graissent la patte de certains responsables d’organismes de certification, lesquels ferment les yeux sur les pratiques de ces industriels.
 
Exactement ce qui se passe en France en somme… A la différence près qu’en France les musulmans préfèrent dormir les yeux bien fermés et le ventre bien plein. Le goût du haram est bien plus confortable que les efforts inhérents au halal.
Pour lire l’article d’Echorouk, cliquez sur le lien suivant : Enquête sur les viandes servies dans les restaurants universitaires: Rien ne prouve qu’elles sont « halal » !
 
PS : sans parler de l’Arabie saoudite…
 
http://www.al-kanz.org/2010/01/10/algerie-faux-halal/
 
 
 
28 déc 2009

Les poulets non halal Doux inondent l’Arabie saoudite


 

En novembre dernier, nous publiions une photo des poulets non halal Doux vendus avec l’estampille halal en France, sous la marque Dar al-Mazak (voir Doux supprimé des magasins Casino : la photo). Ces poulets ont été supprimés de tous les magasins appartenant au groupe Casino qui a décidé de faire le ménage dans ses rayons halal. Ils sont toutefois encore vendus dans d’autres hypermarchés de la grande distribution (Carrefour, par exemple). Rappelons par ailleurs que Pomme de pain, en 2008 a retiré la mention halal de ses sandwichs Saveur du Sud : les poulets censés être halal étaient des poulets Doux.
Un lecteur d’Al-Kanz, vivant en Arabie saoudite, nous a envoyé quelques photos prises dans supermarché de Riyadh, l’Euromarché situé à Olaya District. Il nous précise que « les poulets Doux sont vendus dans quasiment toutes les enseignes de distribution » d’Arabie saoudite, et confirme en cela les bons chiffres de Doux, fournisseur de KFC, au Moyen-Orient.

Poulet Doux non halal vendu aux musulmans saoudiens

 


Doux, leader au Moyen-Orient, fournit aussi KFC en poulets non halal

 


Les poulets Doux non halal inondent les supermarchés saoudiens

 
http://www.al-kanz.org/2009/12/28/doux-arabie-saoudite/
 
 
 
 
 
 

Interview extraite de l'enquete mené par le quotidien algérien le Soir sur le 'halal' en Europe
CONFESSION D'UN SACRIFICATEUR  
 


  
“C’est pourri”   
 
Il est sacrificateur dans une entreprise française de la région de Lille. A condition de ne pas  livrer son nom, il a accepté de livrer la réalité de son métier : au lieu d’égorger les bêtes selon le rite musulman, il leur coupe la tête une fois assommées ou déjà mortes. “Illicite, oui, mais  je suis obligé de le faire pour pouvoir nourrir une famille”, confie-t-il.   
 
Depuis quand êtes-vous sacrificateur ?
 
Dix-sept ans, mais je travaille dans cette société depuis sept ans. J’ai appris ce métier au Maroc où j’étais boucher.   
 
Comment avez-vous intégré cette entreprise ?
 
Grâce à l’imam de la mosquée qui a été sollicité par le directeur de la société. Il m’a fait venir  du Maroc, il m’a établi une carte de sacrificateur et j’ai commencé dans cette société.   
 
Par qui êtes-vous rémunéré ? Par la mosquée ou la société ?
Je suis payé par la société.   
 
Dans quelles conditions travaillez-vous ?
 
Je fais ce que veut le directeur de l’abattoir. C’est vrai que je suis musulman. Le premier devoir du musulman est de penser à sa famille. De toutes les façons, ce sont eux les responsables.   
 
Mais c’est vous qui signez le certificat halal ?
 
Je suis forcé de le faire, je n’ai aucun choix… C’est le pain de mes enfants… Il arrive que j’égorge les bêtes comme l’exige l’Islam, mais le plus souvent je me contente de couper leur tête une fois assommées et mortes. Ce n’est pas halal, mais que puis-je faire ?   
 
En avez-vous parlé avec le directeur de l’abattoir ?   
 
 
Oui. Il ne veut rien savoir. Pour lui, l’égorgement rituel musulman lui fait perdre du temps.
   
Comment procédez-vous ?
 
Une ou deux fois par semaine j’égorge rituellement cinq ou six bêtes. Cela lui permet d’avoir des certificats halal pour l’ensemble des bêtes.  
 
N’y a-t-il pas de contrôle ?
 
Ils sont tous complices… L’imam signe tout ce que désire le directeur. Tout est possible avec l’argent. L’imam gagne de l’argent soi-disant pour la mosquée, le directeur de l’abattoir vend cinq fois plus de carcasses en prétendant qu’elle est halal. Quelquefois un contrôleur, désigné par la mosquée, vient assister lorsque je procède à l’abattage. C’est le cousin de l’imam. Mais ce contrôleur n’est jamais là au moment où les bêtes sont assommées. Je lui en ai parlé une   
fois, il n’a rien dit. C’est normal, il ne va pas cracher sur la main qui lui donne à manger ; il est payé lui aussi.   
 
Comment est-il payé ?
 
Comment ? En argent liquide. Il vient chaque mois, il assiste à un abattage rituel auquel je procède à la demande du directeur de l’abattoir, puis il signe un paquet de certificats halal vierges, il accompagne le directeur dans son bureau où il est payé… Puis il s’en va en me donnant quelques billets.
  
A quel titre ?
Un pourboire, me dit-il.   
 
Mais vous disiez que vous êtes rémunéré par l’abattoir ?
 
Oui. Le pourboire est un plus afin que je ne parle pas. Mais à qui vais-je parler ? Je ne veux pas perdre ma place. Qui va nourrir ma famille ? Je ne suis pas le seul sacrificateur dans cette situation. Il y a des Tunisiens, des Algériens, des Turcs, des Marocains, tous les sacrificateurs sont obligés de se taire. Chez qui iront-ils se plaindre ? Chez l’imam ? Il n’osera pas réagir parce qu’il est complice dans la fraude. Chez le contrôleur ? Même chose, chez les autorités ?   
Lesquelles ? J’ai discuté une fois avec l’inspecteur vétérinaire en visite à l’aéroport, il ne sait pas ce que signifie le halal… J’ai failli changer de société, c’était pire, car il fallait accepter de faire du haram en tuant des poulets déclarés halal… 15 000 poulets par heure alors que la normale halal est de 600 poulets par heure… La volaille n’est jamais halal, je sais ce que j’affirme. Elle est anesthésiée ensuite, grâce à un disque les têtes des poulets sont découpées… Partout c’est pourri, il n’y a que l’argent qui compte : je suis concerné mais je ne peux rien dire. A qui le dire, d’ailleurs c’est partout pourri! 
 
 
Pour les personnes intéressées par le dossier complet de 63 pages (facile à lire), voilà l'adresse :  
 
 
 
 
 

APPELATION HALLAL=MENSONGE


 
 
 
 
26 jan 2010

Halal : 68 % des musulmans savent qu’on les floue


 

Halal. Le Figaro publiait ce matin un article consacré à un sondage réalisé par l’IFOP sur la consommation halal et intitulé : « Les personnes d’origine musulmane et la consommation halal ». Les résultats ne sont pas à prendre au pied de la lettre, d’abord parce que ce n’est qu’un sondage ensuite parce qu’il n’est pas possible pour l’IFOP d’établir un échantillonnage précis, du fait de l’interdiction bien française d’établir des statistiques ethniques. Considérons néanmoins que cette photographie n’est pas dénuée d’intérêt et revenons sur quelques chiffres qui méritent un peu d’attention.

Lieux d’achat de viande halal

92 % des répondants indiquent acheter leur viande halal chez le boucher contre 34 % en grande surface. On remarquera que plus la ville est importante moins on se rend en grande surface. Cela rejoint le propos d’Amaira qui en août 2008 écrivait ceci :
Il faut penser aussi à ceux et celles qui ne vivent pas dans les villes à fortes concentrations de communautés musulmanes et qui n’ont pas accès aussi facilement que les autres aux produits hallal ou autres denrées dites orientales. J’ai vécu trentre ans dans un village normand et aujourd’hui encore pour y trouver de la viande hallal on doit parcourir minimum 35 km !
Ce chiffre n’a rien d’étonnant. Les musulmans continuent de faire confiance à leurs bouchers. Commerce de proximité, légitimité à vendre de la viande halal, ancienneté, sont autant d’atouts favorisant les bouchers musulmans.

Confiance à l’égard des marques et des fabricants

a) 68 % savent que les industriels usent de différentes ficelles, « jouent sur les mots » pour vendre de la viande non halal. Ces mêmes répondants affirment qu »il n’est pas toujours facile de repérer les produits vraiment halal. En clair, 68 % des musulmans seraient conscients qu’on les floue en leur vendant de la viande non halal. Il faudrait à cet égard modifier, dans la formulation de la question de l’enquête IFOP, le « beaucoup » par « la quasi-totalité » des marques et des fabricants et ajouter « et des organismes de certification ».
b) Dans le même temps, 68 % se contenteraient de la mention « halal » sur un produit et ne chercheraient pas à en savoir plus. Ce second résultat semble contredire le précédent. Pourtant, c’est la triste réalité. Si aujourd’hui les musulmans ont conscience qu’industriels et certificateurs se moquent d’eux, dans les faits, ils l’acceptent et souvent ne cherchent pas à en savoir plus. Interrogez un de ceux-là sur ce qu’il pense du marché de la viande halal, il vous répondra : « tous pourris ». Demandez-lui pour quelles raisons, dans ce cas, il achète les yeux fermés, il sortira son joker « ‘ala rakebtou » (traduction : « c’est pour sa poire »), formule magique qui consiste à remettre tout le tort sur le vendeur-escroc.

Vers la fin des magouilles

Pour autant, cette situation tend à disparaître. De plus en plus de consommateurs musulmans prennent conscience de la nécessité de demander des comptes aux industriels et aux organismes de certification. Ils ne se contentent plus de l’inexcusable posture qui consiste à rejeter toute la responsabilité sur les margoulins (bouchers, industriels, certificateurs). Si l’immense majorité de la viande halal vendue en France n’est en réalité en rien halal, c’est d’abord à cause de la passivité des consommateurs musulmans eux-mêmes qui préfèrent le confort de la paresse à l’âpreté de la vérification.
Profitons-en pour rappeler que changer la donne est aujourd’hui à la portée de tous. Les promoteurs du faux-halal sont aujourd’hui effrayés à l’idée d’être découverts. Ils savent tous qu’ils sont en sursis et redoutent plus que tout une réelle prise de conscience et une mobilisation active des consommateurs musulmans. Si vous ne savez pas quoi faire ni comment faire, voici ce que nous vous proposons : Ce que vous pouvez faire pour le halal.
Pour télécharger les résultats du sondage de l’IFOP pour Le Figaro, cliquez sur le lien suivant : Les personnes d’origine musulmane et la consommation halal
 
 
http://www.al-kanz.org/2010/01/26/halal-sondage/
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Date: Sun, 21 Feb 2010 03:19:50 -0800
Subject: Fwd: HALAL : Que valent certains organismes de certification ?
From: lamatrice75@gmail.com



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Comme la pub a refait surface il y a une semaine je fais un opera india roméo juliette

http://www.strimoo.com/video/17159619/Zakia-HalalCes-figurants-sontils-les-musulmans-de-France-Dailymotion.html

Le 28 août 2009 16:34, Respaix <respaix@gmail.com> a écrit :
 

Ces derniers jours une publicité circule sur les chaines françaises concernant des Produits "Musulman" dénommés Zakia Halal.

Ces produits sont garantie par la mosquée de Paris  et certifiés par la société SFCVH.

Lire cette article :

Viande hallal, l´arnaque totale ? (update 28/09/07)



 Enquete : VIANDES HALLAL, IRLANDE, BELGIQUE, FRANCE, HOLLANDE, ALLEMAGNE,...ET PAYS MUSULMANS

Faux hallal et vrai haram (6)
 

Par Amine Merouane Boulanouar

[ Mais dites que vous êtes journaliste, présentez votre carte de presse et c´en est fini de vous. Toutes les portes vous seront fermées. Ceux qui se croient plus malins, vous dérouleront le tapis d´une mise en scène à vous couper le souffle. Une façon de vous ensorceler à ne plus savoir comment faire. Mais dites que vous êtes démarcheur délégué par des entreprises algériennes du Sud pour négocier l´achat de grandes quantités de viandes ovine, bovine ou de volailles, alors toutes les portes vous seront ouvertes.

Aussitôt, vous serez de plain-pied dans le royaume du faux hallal où les fraudeurs vous feront prendre les vessies pour des lanternes, les pies pour des poules, l´illicite pour du licite. Pour en savoir plus sur leurs agissements, leurs filières et réseaux, nous avons été obligés d´emprunter cette méthode de "caméra cachée" : cela a permis d´observer la fraude dans son état naturel. Aussi bien en Hollande, en France qu´en Belgique. C´était fort révélateur.

* Chez Hoca Meat

Christophe, patron de Hoca Meat, admirant sa "production hallal". Du pur faux hallal grâce à la complicité de contrôleurs cupides.

Un coup de téléphone à l´entreprise Hoca Meat, productrice de toutes sortes de pâtés, cachirs, etc. faits à base de viande séparée mécaniquement - c´est-à-dire tout ce qui reste d´un poulet, d´une dinde après lui avoir enlevé sa chair - et son gérant, Christophe accepte de nous recevoir croyant avoir affaire à un démarcheur. Auparavant, la communication téléphonique renseignait bien sur le personnage :
* ... C´est pour signer un contrat avec vous pour l´achat de pâtés de volailles...
- Cela ne m´intéresse pas de vendre pour l´Algérie. Il y a trop de bakchich...
* Pourquoi dites-vous cela ?

- Chaque semaine, j´ai des commandes pour l´Algérie. Je refuse. Une fois j´ai fait le test avec un client algérien qui travaille bien en France avec mes produits. Il voulait exporter mes produits en Algérie, j´ai accepté. Nous avons commencé par faire un test. Déjà, pour faire rentrer de la marchandise en Algérie, il faut un paquet de documents.
* N´est-ce pas la même chose en Belgique ou ailleurs ?

- Oui. Mais en plus il faut d´autres documents comme les certificats hallal.
* Avez-vous des certificats hallal ?
- Oui, bien sûr
* De quel organisme ?
- Chez nous, l´entreprise qui me contrôle est la SFCVH de Paris. *
Mais alors il n´y a pas de problème

- Elle me donne un certificat comme quoi la marchandise fabriquée chez moi est hallal. Elle travaille en partenariat avec l´institut musulman de Paris. Elle contrôle tous mes achats. Les abattoirs qui me livrent sont d´abord contrôlés par la SFCVH [Faux : Hoca Meat est livrée par les abattoirs CELVIA et VOLAVEL où il n´existe aucun contrôleur permanent sauf ceux de l´organisme AVS qui procèdent au contrôle uniquement pour ses propres clients. Nous y reviendrons.] Je n´ai pas grande confiance dans le marché algérien [ De tels propos s´expliquent par le fait que les services vétérinaires du port d´Oran ont découvert la fraude opérée par Christophe et son client algérien, El Kurti de Marseille, et ont refusé l´introduction d´un container dont la marchandise ne correspondait pas aux documents présentés ]
* Monsieur, ceci ne m´intéresse pas. L´essentiel est que vous soyez payé. L´important pour moi est que vous délivriez les documents nécessaires. Voulez-vous commercer ou non ?

- Connaissez-vous quelqu´un pour faire entrer la marchandise en Algérie ?
* Pourquoi faudrait-il connaître quelqu´un ? L´essentiel est d´avoir les documents exigés.

- Mon client El Kurti a porté ma marchandise mais à Oran, les vétérinaires ont fait disparaître tous les documents
[ Faux : les investigations se sont poursuivies jusqu´au ministère de l´Agriculture où le directeur des services vétérinaires, M. Bouguedour, a procédé à des recherches. Quelques jours après, il était aisé de constater, documents mêmes à l´appui, que les produits importés de chez Hoca Meat ne correspondaient pas aux documents fournis. ]
* Ce que vous affirmez est grave. Etiez-vous présent ?

- C´est comme cela. Je vous dis ce qui se passe là-bas. Non je n´étais pas sur place. Mais mon client...
* Soyons brefs, s´il vous plaît
-Etes-vous informé sur les documents nécessaires pour exporter de la charcuterie en Algérie.
* Evidemment. L´essentiel est que vous les fournissez
- Quand pouvez-vous venir.
* Demain
- Mon usine est à 30 km de Lille. Prenez le train pour Courtrai où je viendrai vous chercher. Voici mon numéro de portable 0032477465 [...]
Pardon. Avez-vous des certificats de contrôle de viande hallal ?
- Oui, oui. Ma matière première, le VSM, m´est livrée par l´entreprise CELVIA contrôlée par la SFCVH, et l´entreprise VOLAVEL contrôlée par l´association finistérienne arabo-islamique
[ En vérité, le constat sur le terrain permet de relever qu´il n´existe aucun contrôleur de viande hallal. Par contre, les deux entreprises citées ont pris le soin de signer des conventions de contrôle mais sans contrôle véritable. ]

Le lendemain, à 7h30 précises, Christophe vient nous accompagner pour visiter son entreprise. D´abord, il précise que le personnel est en congé à cause des fêtes de fin d´année. Ensuite, il se consacre à fustiger Daniel Herzog - Concurrent ou rival ? - patron d´Isladelice qui exporte ses produits en Algérie. (Tout a été fait par le lobby marocain pour pousser Herzog à investir au Maroc au lieu de l´Algérie où, depuis, son projet de partenariat est concrétisé avec un Algérien. Nous y reviendrons). Enfin, Christophe ne se départira jamais de sa conduite qui consiste à convaincre son interlocuteur qu´il produit du hallal. C´est tout le contraire qui est mis en exergue par l´observation. Contrairement à son affirmation, il y avait bien deux employés dans les locaux débordant de boudins de pâtés, de cachirs... Que faisaient les deux employés ? Rien d´autre que de coller des étiquettes hallal sur la marchandise prête à l´exportation. Pas de signe de contrôleurs de la SFCVH ou d´autres. Dans quelques instants, sorti fumer une cigarette, l´un d´eux confirmera : "Il n´y a pas de contrôleur, pourquoi faire ?" Cela veut tout dire. Avant qu´il ne soit surpris de les voir discuter avec nous, Christophe nous aura offert le café et remis des prospectus et évidemment un "certificat de contrôle de viande hallal" vierge, prêt à l´emploi portant l´intitulé de la SFCVH.

 

Accablant !

(Sacrificateur à l´entreprise Gallais Viandes SAS (groupe Bigard) à Pontivy, cet employé dont nous tairons le nom, à sa demande (par crainte de représailles) apporte un témoignage accablant en ce qui concerne la "Société de contrôle de viandes hallal". Courant Ramadhan 2004, un importateur algérien d´Oran avait signé un contrat d´achat de viandes auprès de cette entreprise. Parmi les documents exigés par la réglementation algérienne en matière d´importation de viandes, la présentation d´un certificat d´abattage hallal. Un tel certificat doit être établi et signé par un contrôleur qui assiste physiquement et oculairement à toutes les phases d´abattage (avant l´égorgement de l´animal pour contrôler que celui-ci est vivant et sain, au moment de l´abattage pour constater qu´il est conforme au rite, et après l´abattage pour éviter le mélange de carcasses et signer le certificat...). Or, d´après ce sacrificateur, cela ne s´est pas passé ainsi. Verbalement et par écrit, celui-ci souligne : "Gallais Viandes fut obligé de prendre contact avec M. Kriouche (SFCVH). Ce dernier faxa un certificat de traçabilité qui fut rempli par Gallais Viandes sur lequel j´ai apposé ma signature en tant que sacrificateur. Par la suite, M. Kriouche fit parvenir un bloc multicopie de certificats hallal, un tampon d´abattage et un autre de contrôleur hallal contre un arrangement financier pour prestation de service dont j´ignore la teneur. La SFCVH recevait le double des certificats hallal qu´on établissait. M. Kriouche à ma connaissance ne s´est jamais déplacé sur le site d´abattage, ni n´a désigné un contrôleur sur la chaîne d´abattage, ni jamais pris contact avec moi pour s´inquiéter du déroulement du sacrifice et de sa traçabilité". Ce sont de telles pratiques qui ont été relevées au cours des investigations. Heureusement pour le consommateur algérien que ce sacrificateur a bel et bien sacrifié rituellement les animaux destinés au marché algérien. Sinon, il aurait consommé du haram justifié par de vrais faux certificats de contrôle de viande hallal.

Fraudes

La société belge Hoca Meat est fournie en matière première (c´est-à-dire en ce qui est pompeusement appelé viande séparée mécaniquement mais qui est en réalité constituée de peau de volaille de fressures et d´abats) par deux entreprises : par CELVIA qui pratique systématiquement et quotidiennement le faux hallal (nous nous y sommes déplacées et donc nous y reviendrons) et qui dispose de faux certificats hallal délivrés par la SFCVH, et par l´entreprise VOLAVEN qui bénéficie de faux certificats de contrôle de viande établis par l´Association finistérienne pour la culture arabo-islamique (!!!) qui est arrivée à faire certifier la signature de son président par la Chambre de commerce de Brest. Pour faire plus vrai, Hoca Meat jouit d´une "attestation" délivrée par la même SFCVH selon laquelle "Hoca Meat fabrique de la charcuterie hallal sous notre contrôle strict hallal". Aucune présence permanente, oculaire et physique d´un contrôleur rémunéré par SFCVH sur le site de fabrication. Les déclarations de son directeur confirment le constat. Nous publions en fax-similé un faux certificat vierge, cacheté à blanc par Hoca Meat. Un vrai certificat devrait être strictement entre les mains d´un contrôleur.

"Caméra cachée" : magouilles et combines

"CAMERA CACHEE" : MAGOUILLES ET COMBINES
Avant de nous déplacer vers deux d´entre eux, près de cinquante abattoirs belges de volailles ont été sollicités par téléphone, soi-disant pour la négociation d´achat de volailles, mais en vérité pour en savoir davantage sur la pratique du hallal. Ahurissant, stupéfiant, renversant. Ahurissant qu´une seule "société de contrôle", la SFCVH, puisse jouir quasiment d´un monopole de contrôle dans plusieurs abattoirs belges sans avoir un contrôleur (dans chaque abattoir), employé par elle-même, présent physiquement à toutes les phases d´abattage qu´il doit contrôler visuellement. Stupéfiant que tous ces abattoirs soient complices de pratiques frauduleuses dont sont victimes les consommateurs musulmans. Renversant, parce que les services vétérinaires belges, n´ont procédé et ne procèdent à aucun contrôle dans ces abattoirs où la présence de sacrificateurs (tous Marocains) ne signifie nullement que le hallal est pratiqué. Les communications téléphoniques (dont nous rapportons le condensé ci-dessous) sont fort révélatrices des tromperies et fraudes :
Appel 1 : Flandrex
Flandrex est un abattoir belge implanté à Mouscron. Pour éviter de mauvaises surprises, ses dirigeants ont confié la tâche des relations publiques à Myriam CEPH et une certaine Sandrine qui travaillent dans un bureau de courtage français. L´une et l´autre connaissent parfaitement le milieu du faux hallal. C´est Sandrine qui répond au "démarcheur".
* ... C´est pour l´achat de viandes et volailles pour des sociétés algériennes implantées dans le Sud.
- Sans problème. Pouvez-vous nous rendre visite ?
* Bien sûr. Mais auparavant, je vous précise que nous désirons des viandes hallal
- Aucun problème monsieur. Nous vous proposons de visiter nos sites d´abattage.
* Mais est-ce que vous fournissez avec la marchandise achetée des certificats de contrôle hallal ?
 - Non. Ce n´est pas ainsi que nous fonctionnons
* Le certificat hallal est indispensable, sinon nous ne pouvons pas importer les viandes
- A vrai dire, le certificat hallal ne signifie rien. Nous pouvons vous délivrer une attestation si vous le désirez. Mais il n´y a pas mieux que de contrôler vous-même
* Cela se fait pourtant partout. Les responsables belges de Flandrex m´ont orienté vers vous. En Belgique, le certificat hallal est délivré automatiquement
- Beaucoup d´abattoirs en Belgique, la majorité, reversent des commissions à un certain monsieur, dont je tairai le nom pour leur donner des certificats. Nous, on ne procède pas comme cela. Flandrex, salarié en fait des musulmans qui sont à la chaîne. L´idéal pour nous serait que vous venez assister à un abattage pour voir comment on procède. Les certificats, monsieur, cela ne veut rien dire.
* Comment cela ?
- Si vous voulez, je peux vous envoyer un certificat de la SFCVH via M. Kriouche qui nous demande tant de centimes par kilogramme pour nous délivrer un certificat. Je trouve que ce n´est pas hallal. Si nous vous disons que c´est hallal, c´est que c´est hallal, mais il faut venir à l´abattoir.
* Mais en tant que démarcheur, je dois rassurer les sociétés en matière de hallal.
- Vous désirez impérativement des produits belges ?
* Oui, mais avez-vous d´autres propositions ?
- Evidemment parce que je suis directrice de clientèle du groupe DUC. Nous avons un abattoir du côté de Paris et un autre près de Nîmes. [Sandrine fait la promotion de DUC en soutenant que "pour l´importation, c´est plus intéressant"]. Nous venons récemment de nous réunir avec M. Boubakeur de la Mosquée de Paris... Du hallal, je peux vous en proposer d´Espagne, de Belgique, de France... Je fais du courtage, je représente différents groupes de volailles et entre autres Flandrex.
* Excellent. Pourriez-vous envisager des rendez-vous pour visiter DUC et Flandrex dans les prochains jours ? Pourriez-vous transmettre par fax, les tarifs et vos assurances hallal ?
- Oui. Sans indiscrétion, comment avez-vous eu les coordonnées de Flandrex ?
* Grâce à Internet ?
- Pour ce qui est du hallal

, nos produits sont estampillés avec le logo porté sur l´attestation. Ensuite, ceux qui veulent plus de renseignements, nous leur envoyons un courrier. Ils peuvent aussi visiter l´abattoir ou alors ils appellent le responsable de l´abattage sur le site. On ne remet pas de certificat d´abattage, mais on remet une attestation hallal. M. Haddi s´occupe de cela, de la certification hallal. Il travaille pour DUC. [Ainsi donc DUC est juge et partie. Or, la certification hallal doit être effectuée par un organisme indépendant dont les employés ne doivent en aucun cas être rémunérés par l´abattoir].
* Ce monsieur représente qui ? (la question est reposée pour éviter tout malentendu)
- Il représente la société DUC. Il travaille chez DUC pour le groupe DUC. Je vais vous envoyer des documents [Nous avons publié hier le fac-similé d´une attestation dans laquelle le nom de la Mosquée de Paris qui est citée dans le but de tromper et de rassurer le consommateur... En réalité, cette dernière habilite les sacrificateurs à pratiquer l´abattage rituel. D´autre part, et comme le lecteur peut le constater, l´interlocutrice cite la Mosquée de Paris considérée comme paravent. Nous n´avons pas eu écho de cette "réunion" mais plutôt d´une manifestation (à laquelle nous étions présents) organisée par DUC au sein de la Mosquée de Paris pour faire "rien moins que la promotion de ses produits) gâteaux et boissons offerts.]
Appel 2 : Nollens S. A.

* Bonjour monsieur. C´est pour un rendez-vous avec vous afin de négocier un contrat pour l´achat de poulets
- Bonjour, c´est pour quel pays ?
* L´Algérie. Pour des sociétés du Sud
- Poulet ou cuisses de poulet ?
* Cuisses de poulet
- Du congelé ?
* Oui
- Combien voulez-vous ?
* D´abord, je vous demande les prix, ensuite, on décidera
- Hum (il réfléchit). On discutera lorsqu´on se verra.
* Non, non d´abord je veux savoir les prix, parce que si cela ne me convient pas, ce n´est pas la peine de venir
- D´accord. Mais il s´agit de quelles quantités ?
* Je ne sais pas encore. Quels sont d´abord vos prix ?
- (...) Qui prend en charge le transport ?
* Nos sociétés, bien sûr
- Hum.. hum... (...) aux alentours de... je suis obligé de compter les certificats de Kriouche. Autour de 90 centimes plus 5 centimes pour la mosquée de Kriouche
* C´est qui Kriouche ?
- C´est le contrôle de la viande hallal
* Pourquoi ? Il a une mosquée ?
- Oui. Il s´occupe de la Mosquée de Paris. C´est cela, hein
* Vous parlez de hallal, justement je voudrais que vous m´expliquiez comment faites-vous le hallal
- Nous sommes contrôlés par Kriouche. Si vous avez des questions, c´est à lui qu´il faut les poser.
* C´est à vous, le vendeur, que je dois poser les questions, c´est vous qui signez le contrat... Avez-vous des certificats de viande hallal ?
- Oui. J´ai des certificats hallal
* Donc, si je viens acheter maintenant chez vous, vous me délivrerez un certificat hallal ?
- Oui. Exactement. J´ai des certificats hallal de Kriouche, c´est lui qui fait le contrôle.
* Des certificats à blanc ?
- Oui, oui. Des certificats sur lesquels je mettrai le cachet. Je remplis les certificats selon les quantités.
* L´abattage des poulets se fait-il avec le disque ?
- Oui, oui.
* C´est certain que c´est hallal ?
- On n´en discutera que lorsque vous viendrez.
* Non. Je dois savoir avant de venir
- C´est Kriouche qui fait le contrôle. Il vient de temps en temps pour nous contrôler.
* Pardon. Mais le contrôle doit être permanent et non de temps en temps. Je veux être certain, monsieur
- Il ne vient pas tous les jours, bien sûr. (...), mais pourquoi demandez-vous tout cela ?
* Parce que c´est très important, monsieur
- Pourquoi très important ?
* Parce que nous voulons du vrai hallal. M. je suis journaliste, je fais une enquête sur les viandes hallal..
- Pourquoi demandez-vous les prix alors ?
* Pour tout savoir
- Oui oui oui
* Merci bien monsieur [Il est à préciser que ce n´est ni à l´abattoir, ni à un producteur de signer le certificat de contrôle. Mais uniquement au contrôleur. Mais comme les pseudo-sociétés de contrôle ne disposent pas de contrôleurs elles "s´arrangent" avec l´abattoir pour lui laisser des "certificats" à blanc qu´il fera signer par le sacrificateur (qui n´a aucun droit de contrôle) avant d´y apposer son cachet]. M. Marc Nollens, directeur de Nollens, affirme que la "taxe" destinée au contrôle s´élève à 0,05 centimes d´euros. A titre indicatif, lorsqu´un SEUL client achète 46 tonnes de cuisses de poulet par semaine, il revient au contrôleur quelque 2 300 euros par SEMAINE. Ceci pour un SEUL client et par SEMAINE seulement...
Appel 3 : Herelixka S. A.

Herelixka est un abattoir de volailles spécialisé dans le poulet. Il se trouve à Liège (Belgique). Son abattage moyen est de 8 000 poulets par... heure. Son directeur, Marc Debaillié insiste sur "le contrôle sanitaire par des vétérinaires agréés", mais aucun mot sur le contrôle hallal. Cependant il n´a pas manqué d´envoyer un "certificat de contrôle de viande hallal" vierge et cacheté. Un vrai faux certificat évidemment. Une pratique frauduleuse systématique et généralisée.
Appel 4, 5, 6,... mêmes pratiques frauduleuses

Tous les appels téléphoniques en direction d´abattoirs de volailles aboutissent au même constat : absence de contrôle effectif et réel, fourniture de vrais faux certificats de contrôle de viande hallal.
A. M. B.

Fac-similé
Société "européenne" !!! Lintor est un abattoir industriel de poulets appartenant à un groupe familial. Chaque jour, 200 000 poulets y sont abattus et découpés. Il commercialise du poulet, des cuisses de poulet par cartons de 10 kg, des ailes de poulet. M. Marc Van Grembergen, son directeur, n´a pas résisté à notre alléchante demande. Croyant avoir affaire à un démarcheur venu négocier l´achat de poulets, il s´est plié en quatre pour nous convaincre que sa production est "purement hallal". Prospectus, offre financière, carte de sacrificateur (1 sacrificateur pour 200 000 poulets par jour !!!) et un "certificat d´abattage selon les rites islamiques" établi par la même "société de contrôle" devenue cette fois "Société européenne de viandes hallal". Un "certificat" vierge, portant le cachet de Lintor qui est à l´aise pour attester hallal tout ce que bon vent lui semble et à tout ce que bon vent lui semble. C´est exact qu´on n´est jamais mieux servi que par soi-même surtout lorsqu´on rétribue nos acolytes serviteurs.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/04/03/article.php?sid=36484&cid=2
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 Ils vendent du porc sous le label Halal

La nouvelle nous est parvenue samedi 17 décembre 2005. C´était trop gros pour être crédible. Mais après vérification nous pouvons confirmer l´info : il y avait du porc dans des saucisses marquées Halal. L´affaire a été portée à bout de bras par M. Aoussedj Abdelkader, président de la Fédération des associations musulmanes du Nord-Pas-de-Calais. Militant associatif engagé, M. Aoussedj est aussi membre du Conseil régional du culte musulman.


 


«Je me suis occupé de cette affaire en tant que président de la Fédération des associations musulmanes du Nord-Pas-de-Calais. Nous avons constaté une anomalie et nous l´avons dénoncée pour protéger les musulmans » explique M. Aoussedj.


La Mélona

C´est l´emballage des deux produits qui met la puce à l´oreille de M. Aoussedj. « Nous connaissons les produits Halal. Il y a des saucisses mais ce ne sont pas de grosses saucisses. Mais sur l´un des deux produits incriminés il s´agit de grosses saucisses. L´autre produit est fait de saucisses fumées. Mais le fabriquant est le même.» Les produits en question sont vendus sous le nom de La Mélona . Dans les livres de cuisine, La Mélona est faite d´une mêlée contenant du porc, du veau avec un assaisonnement de saucisson au jambon.
Mais sur l´étiquette du produit, à côté de la date de péremption, on peut lire la composition de cette mélona spéciale: veau et boeuf. Le tout est suivi de la mention halal. Une mention qui lui donne sa place dans les « boucherie Halal » au rayon charcuterie. Mais l´analyse montrera le contraire.
La Fédération des associations musulmanes du Nord-Pas-de-Calais a voulu prendre toutes les précautions. C´est ainsi qu´elle sollicite les services d´un huissier de justice. Des exemplaires des deux produits douteux sont prélevés dans les rayons, photos à l´appui. Ils sont mis sous scellé et envoyés pour analyse dans un laboratoire spécialisé et agréé de Maison Alfort (94). Le résultat du labo est sans appel : il y a du porc dans ces saucisses marquées halal.


Les gens ont peur maintenant

Le vendredi 16 décembre, la Fédération des associations musulmanes du Nord-pas-de-Calais a alerté les mosquées de la région. Le message a circulé. Les fidèles ont été informés. Certains ont même décidé de se méfier de toute la charcuterie. « Ce n´est pas ce que nous voulions, modère M. Aoussedj. Nous avons dénoncé deux produits précis. Et nous avons les preuves qu´il faut les dénoncer. Nous n´avons pas cité d´autres produits. Mais les gens ont peur. »
Au moment où Saphirnews a interrogé M. Aoussedj, la plainte n´était pas encore déposée. Mais affirme-t-il, « il est évident que nous allons porter plainte. Ce n´est pas encore fait, mais c´est en cours ». Si la détermination affichée ne faiblit pas, la Fédération des associations musulmanes du Nord-pas-de Calais donnera l´occasion d´amener à la lumière certains circuits de certification Halal dont nul ne peut vérifier le sérieux.
Les sociétés de contrôle comme AVS et MCI ont progressivement réussi à s´installer comme des références du contrôle Halal. Issues d´associations militantes et engagées elles n´ont rien sacrifié de leur intégrité malgré quelques passages difficiles. Outre ces deux références d´autres sociétés font du beau travail. La société GHT (Groupe Trading Halal) a mis au point un système révolutionnaire qui permet la traçabilité en ligne de certains de ses produits. Ce formidable outil reste néanmoins mal connu du public musulman. La fraude a donc de beaux jours devant elle. La vigilance de M. Aoussedj et de la Fédération des associations musulmanes du Nord-Pas-de-Calais vient de nous en apporter la preuve.



http://eldib.wordpress.com/2007/08/30/viande-hallal-larnaque-totale/
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